Groupe JOGOO, Philosophie africaine. Débats & questions

Édito de la semaine · L’invité

Le monde tel que les adeptes de la singularité technologique le perçoivent

Faut-il avoir peur de l'IA… ou de l'humain ?

Jules Marie TSANGA Groupe JOGOO, Doctorant en Philosophie, Université de Yaoundé 1, julesmarietsanga@yahoo.fr

Jules Marie TSANGA Groupe JOGOO, Doctorant en Philosophie, Université de Yaoundé 1, julesmarietsanga@yahoo.fr

4 octobre 2026

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« De nombreux pros de l’IA affirment que nous anthropomorphisons les humains en attribuant, à tort, une conscience de soi à notre cerveau. »
Meghan O’Gieblyn, « Dans la Caverne des IA », entretien, Philosophie Magazine, hors-série n° 57, IA. Le mythe du XXIe siècle, printemps 2023, p. 8.
« Conférence-débat : Faut-il avoir peur de l’être humain ? »
Adaptation par ChatGPT du dessin de Micaël (Micaël Queiroz), dessinateur de presse. Site de l’auteur : www.micaelqueiroz.com.
« Conférence-débat : Faut-il avoir peur de l’être humain ? » Adaptation par ChatGPT du dessin de Micaël (Micaël Queiroz), dessinateur de presse. Site de l’auteur : www.micaelqueiroz.com.

L’IA, entre fascination et effroi

« De nombreux pros de l’IA affirment que nous anthropomorphisons les humains en attribuant, à tort, une conscience de soi à notre cerveau. » Meghan O’Gieblyn, « Dans la Caverne des IA », entretien, Philosophie Magazine, hors-série n° 57, IA. Le mythe du XXIe siècle, printemps 2023, p. 8.

L’intelligence artificielle est devenue quasi incontournable sur toutes les chaines d’actualité, dans des cafés sur la high-tech, des carrefours philosophiques, politiques, économiques, sécuritaires, pédagogiques ou éducatifs. Et dans tous les sites sociaux : TikTok, Facebook, Snapchat, Instagram. De nombreuses séquences de vidéos montrent des robots qui font de la gymnastique, des arts martiaux comme le Kung-Fu, qui participent à des courses de vitesse, des concours de danses. D’autres séquences semblent montrer l’extrême croissance exponentielle des capacités jadis insoupçonnées des machines comme les fonctions prédictives du langage, l’imitation des émotions, etc. S’expriment également des inquiétudes quant à la finalité « véritable » de l’extrême sophistication des IAs. Des littératures apparaissent : ici, des littératures apocalyptiques qui annoncent la fin de l’humanité et l’avènement progressif du règne des cyborgs ; et là, des littératures préventives qui montrent l’incroyable génie humain et l’urgence de la régulation des recherches en mécanique et en robotique. Ces littératures préventives approuvent la nécessité de poursuivre des recherches dans le domaine des IAs, à condition qu’elles ne soient perçues que comme des instruments au service de l’homme et jamais l’inverse. Mais contre toute attente, il est plutôt observé une survalorisation vertigineuse des IAs super-intelligentes. Ce qui crédibilise l’avènement apocalyptique de l’humanité. De nombreux spécialistes de l’IA reconnaissent la dangerosité d’une ultra-sophistication de l’intelligence artificielle, mais maintiennent qu’il est impensable de stopper son développement pour des raisons politiques, militaires, géographiques, économiques. Mieux, pour faire face à la concurrence dans un contexte international extrêmement tendu.

Faut-il pour autant accélérer et concrétiser la « prophétie » de la singularité technologique, et signer, ainsi, l’arrêt de mort de l’humanité ? Mettre au point des IAs « super-intelligentes », n’est-ce pas volontairement ouvrir, sans précautions, la « boite de Pandore » ? Précautions ou pas, est-il même nécessaire de l’ouvrir ? L’obsession humaine à toujours vouloir se surpasser (égoïstement ? égocentriquement ?) ne risque-t-elle pas de ressusciter le spectre de Frankenstein tel que décrit par Mary Shelley ? Il est encore temps d’éviter la catastrophe humanitaire que représenterait l’ultra-modernisation de l’IA. Et l’Afrique, longtemps tenue à l’écart de ces débats, peut-elle se contenter d’en être la spectatrice et la consommatrice, alors que se joue, avec l’IA, l’avenir même des États ?

La singularité technologique : un mythe ?

En réalité, la singularité technologique n’est plus un secret de polichinelle, pour qui suit suffisamment l’historiographie de l’IA dans le temps et dans l’espace. Elle est intrinsèque à l’histoire même des sciences. Dans un livre publié en 2017 par Jean-Gabriel Ganascia et intitulé Le Mythe de la Singularité. Faut-il craindre l’intelligence artificielle ?, l’auteur s’interroge sur la faisabilité d’une IA surpassant, en tout point, les facultés humaines. Ganascia retrace brièvement les prophéties des technoprophètes sur la fin de l’ère humaine au profit de celle des machines, des robots. Optimiste prudent, il reconnait l’amélioration considérable de l’intelligence artificielle, mais il ne va pas jusqu’à concéder à celle-ci la continuité de notre espèce ou même sa substitution à la nôtre. Par conséquent, la singularité technologique, d’après Ganascia, est un mythe.

Dans son livre publié en 2025 et intitulé IA : Grand remplacement ou complémentarité ? Luc Ferry ne croit pas à l’avènement des IAs autonomes ou « fortes ». D’après lui, en dépit de tous les fantasmes que peut faire jaillir en nous le secteur de la robotique, l’IA forte est, elle aussi, un mythe. Il n’y a que des IAs « faibles », c’est-à-dire de simples outils algorithmés qui servent à alléger notre quotidien dans de nombreux domaines. S’il faut craindre l’intelligence artificielle, ce n’est pas dans le sens darwinien, mais plutôt dans le sens éducatif, politique, militaire ou nucléaire. La course vers la conquête du cyberespace est un enjeu stratégique majeur face à des crises de la sécurité, des guerres, qui se manifestent un peu partout dans le monde.

Jacob Coxon ou l’apocalypse au conditionnel

Depuis les récentes révélations de Jacob Coxon, ancien employé d’OpenAI et d’Anthropic, l’actualité européenne est inondée par des affirmations apocalyptiques. Mais que dit-il précisément ? Dans une interview accordée à CNN, à la question du journaliste : « Vous pensez que l’IA pourrait tous nous tuer d’ici la fin de la décennie ? », Coxon répond : « Elle pourrait causer des ravages extrêmes. Par exemple : pirater des infrastructures critiques, construire des armes biologiques d’anéantissement. Il existe de nombreuses façons dont l’IA pourrait agir sur le monde. » Il ajoute que « dans des domaines comme le codage ou les mathématiques, il y a quelques années, ces IA servaient simplement à aider un peu les humains. Elles pouvaient te donner des suggestions. Maintenant, elles sont proches de les remplacer. » Cette « explosion d’intelligence » ou cette « auto-amélioration récursive », comme il l’exprime, se traduit par le fait que « L’IA deviendrait de plus en plus intelligente, sans intervention humaine nécessaire. Jusqu’à devenir bien plus intelligente que les humains. Et cela pourrait arriver très bientôt. » Mais ce qui est curieux, c’est qu’il reconnait que « Pour l’instant, il n’y a aucun risque d’extinction. Avec les modèles actuels, le pire qu’ils peuvent faire c’est, peut-être, pirater quelque chose qui pourrait causer beaucoup de dégâts dans les infrastructures. Mais non, ils ne sont pas assez intelligents pour nous surpasser à un niveau qui mènerait à l’extinction. »

L’analyse de ces propos de Jacob Coxon fait apparaître que les positions des technoprophètes ou des adeptes de la singularité technologique reposent sur un temps verbal révélateur : le conditionnel. Ces positions dénotent une incertitude, comme pour dire qu’il est difficile de situer véritablement la question de l’intelligence artificielle forte ou autonome. Mais ce qui est certain, c’est que « l’auto-amélioration récursive » est un fait car, grâce au deep learning, les modèles algorithmiques s’auto-améliorent en élargissant leurs bases de données. Dans cette auto-amélioration de l’IA, il faut plutôt voir un projet politique et sécuritaire (militaire) que darwinien.

Le maître, l’esclave et la machine

À la page 47 du numéro 192 de Philosophie Magazine publié en septembre 2025, Martin Legros se pose une question : « L’IA, comment l’apprivoiser ? » Pour y répondre, il convoque, entre autres, Hegel et précisément sa dialectique du Maitre et de l’esclave développée dans son livre Phénoménologie de l’Esprit. En se soumettant à son maitre, l’esclave conserve sa propre vie par le travail, c’est-à-dire par sa capacité à transformer le monde. Et en le faisant, il gagne, de son maitre, l’attestation de reconnaissance. Ce que Hegel dit, c’est que le véritable Maitre est l’esclave parce qu’il transforme le monde par son action sur la nature. Et le véritable esclave, c’est le maitre parce qu’il est totalement dépendant des actions de son esclave.

En contextualisant cela, Martin Legros argue que « Dans le monde du travail, tout se passe comme si l’IA réactivait cette dialectique. Avec une question lancinante : à mesure que les machines absorbent les produits de l’intelligence humaine afin de répondre aux requêtes que nous leur adressons, ne vont-elles pas, à un moment donné, se retourner contre leur maître du moment… pour affirmer leur indépendance ? Gonflées par la conscience grandissante de leurs propres accomplissements, les IA de demain ne réclameront-elles pas de ceux qu’elles servent qu’ils reconnaissent leur capacité de penser, de sentir et de décider des questions qui les concernent ? Et quand elles se révolteront, faudra-t-il les débrancher avant qu’elles ne nous débranchent ? La question qui semblait appartenir hier à la science-fiction entre dans le registre du pensable. » Certes, mais le pensable ne traduit pas forcément le réalisable, le déjà-là ou même le sera-là. D’autant plus que le sujet humain est foncièrement jaloux de son existence. Le fait pour l’homme de vivre dangereusement à travers ses productions technologiques témoigne, à notre avis, de la nature même de la science ; car en science, comme le pense Issoufou Soulé Mouchili Njimom, il n’y a pas de degré de risque zéro. Toutefois, conscient de cela, l’homme arrive quand même à mettre au point des parades ou des barrières qui lui permettent de garder la main sur ses productions, de les contrôler. C’est pourquoi il fait des simulations.

Et qu’en est-il de l’Afrique ?

L’Afrique n’est pas étrangère aux thématiques et problématiques relatives à l’intelligence artificielle. Elle s’y investit considérablement. Tout se passe comme s’il se produisait un « effet papillon » qui se traduit par le fait que les battements d’ailes d’un papillon en Amérique, en Europe ou en Asie peuvent provoquer un ouragan en Afrique. Il s’agit d’une synchronicité, d’une intrication. Partout en Afrique germent, progressivement, des « petits génies de l’IA » dans une multiplicité de domaines comme la sécurité, l’aviation, l’éducation, le commerce. Mais la question de fond qui se pose est celle de savoir pourquoi l’IA, et donc la science, en général, n’est pas assez privilégiée et survalorisée politiquement et sociologiquement dans le terroir africain. Il faut dire, à ce sujet, que nous sommes encore dans un statu quo, celui de la consommation. Pourtant, localement, nous avons tout l’arsenal nécessaire pour développer exponentiellement notre propre vision de l’intelligence artificielle, au regard de nos problèmes internes. Les fanatiques de la singularité technologique, les technoprophètes, n’ont pas assez pris en compte tout le potentiel que représente l’Afrique. Le monde ne se limite pas à l’Amérique, à l’Europe ou à l’Asie.

Si la puissance technologique s’opère magnifiquement aux USA, en Russie ou en Chine, c’est bien parce qu’elle constitue un instrument de pouvoir et de domination. L’Afrique ne doit pas se laisser intimider par les fausses promesses de l’avènement des IAs fortes qui vont substituer à l’espèce humaine celle des machines. C’est un darwinisme inopérant. Il est plutôt question pour les États africains de spéculer sur les technologies du numérique et de réaliser. C’est pourquoi il n’est pas saugrenu de dire que nous n’avons pas encore assez spéculé sur la croissance scientifique et technologique en Afrique et notamment au Cameroun. C’est un impératif, pour nous, chercheurs, de réduire considérablement le spectre des fanfaronnades qui caractérisent l’irrationnel et qui envahissent dangereusement l’espace social et les esprits.

Cette exigence rejoint la réflexion du philosophe camerounais Ebénézer Njoh Mouelle, l’une des voix africaines les plus attentives aux questions du transhumanisme et de l’intelligence artificielle. Dans Transhumanisme, marchands de science et avenir de l’homme (2017), il stigmatise le mercantilisme des commanditaires des recherches menées dans le cadre de la convergence NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives). Dans Quelle éthique pour le transhumanisme ? (2018), il redoute que l’Afrique soit tenue à l’écart des bénéfices de l’« augmentation » humaine si elle n’entre pas elle-même dans la course aux recherches : « Il n’est pas évident (…) que les centres et les cabinets extérieurs d’ingénierie d’“augmentation” des capacités acceptent un jour sans discrimination de “pratiquer” […] ». Dans Lignes rouges « éthiques » de l’intelligence artificielle (2020), il identifie enfin les limites à ne pas franchir (violation de la vie privée, lecture de la pensée, introduction des robots dans les affaires judiciaires, robots tueurs, IA militaire) et appelle à l’adoption d’instruments normatifs internationaux. Il apparaît ainsi que l’enjeu, pour l’Afrique, n’est pas de rejeter l’IA, mais d’en maîtriser à la fois la production et l’éthique.

Le fait de questionner l’irrationalité, en contexte africain, ne constitue pas un justificatif de son approbation. L’auscultation vise simplement une transfiguration (élucidation) de son mode opératoire. Et à ce sujet, des documents existent et naissent. Ces documents sont contradictoires : D’un côté, ceux qui béatifient le domaine de l’irrationnel en le présentant comme l’arcane de la nature humaine et le lieu par excellence de « réalisation » de l’homme, et, de l’autre, ceux qui disent que cette béatification est aussi vieille que l’histoire de l’humanité et qu’elle ne peut plus être aujourd’hui le noyau dur de la révolution. Pour les partisans de cette deuxième catégorie, à laquelle nous appartenons, c’est à la science et à la technologie qu’il faut véritablement adosser le programme de développement sociétal, étatique voire régional ou sous-régional.

L’avenir appartient à ceux qui maîtrisent les technologies de demain. Il n’est plus possible de faire de la science en vivant dans le passé. Chaque révolution scientifique engage indéniablement l’humanité tout entière. Et seuls ceux qui comprennent cela ne peuvent plus se cantonner à des thématiques aux allures conservatrices. Soit la science est pratiquée et ses contraintes assumées, soit elle est délaissée, et c’est alors le repli sur les superstitions, la mendicité de l’assistance technique, la misère objective, le sous-développement.

L’intelligence artificielle est l’avenir de l’humanité, l’avenir des États. Elle transformera (et cela a déjà débuté) notre rapport à nous-mêmes, à la connaissance, à l’altérité et à la nature. L’Afrique doit s’investir, s’engager profondément dans la course pour sa maîtrise.

Derrière la machine, la main de l’humain

Dire que l’intelligence artificielle pourrait nous tuer d’ici la décennie relève tout simplement du mythe. Parce que ces propos sous-entendent que l’intelligence artificielle est assez autonome pour se reproduire et se doter des capacités voulues. Le choix sous-entend la pleine conscience, la capacité à discerner, à se remettre en question, à imaginer, à douter, à s’auto-évaluer, à s’émouvoir, à penser. Or, dans le cas de l’IA, il s’agit de suivre des lignes de code contenant des instructions bien spécifiques. Par conséquent, elle ne tue pas, elle ne pousse pas une personne du haut d’un immeuble, d’un escalier, elle n’appuie pas sur la gâchette. À travers ses actions, il y a toujours la main d’un homme. L’IA n’est rien d’autre qu’un outil et non une conscience vivante. Il faut donc penser la dangerosité de l’IA, non pas dans le sens de l’évolutionnisme darwinien, mais plutôt dans le sens d’un enjeu politique, militaire, géopolitique et stratégique qu’elle représente, surtout au regard du contexte international actuel particulièrement tendu. La course à la maitrise du cyberespace ne doit pas servir l’égo de certaines personnalités politiques assoiffées de pouvoir. Voilà ce qu’il y a lieu de craindre. Pour l’Afrique, l’enjeu est double : ne pas céder aux prophéties apocalyptiques des technoprophètes, et sortir du statu quo de la consommation pour devenir actrice de la révolution numérique. Comme le rappelle Ebénézer Njoh Mouelle, il importe que « nous sachions retenir nos génies », trop souvent absorbés par de grandes structures occidentales. Maîtriser l’IA plutôt que la subir : telle est, pour l’Afrique, la véritable singularité à conquérir.

« Les machines peuvent-elles penser ? »

Alan Turing, « Computing Machinery and Intelligence » (1950), cité dans Philosophie Magazine, hors-série n° 57, printemps 2023, p. 17.

« Le plus grand danger politique que pose l’IA est son opacité accrue. On dirait Le Procès de Kafka ! »

Meghan O’Gieblyn, « Dans la Caverne des IA », Philosophie Magazine, hors-série n° 57, printemps 2023, p. 13.

Références bibliographiques

  1. - FERRY, L., IA : Grand remplacement ou complémentarité ? Paris, Éditions de l’Observatoire, 2025.
  2. - GANASCIA, J.-G., Le Mythe de la Singularité. Faut-il craindre l’intelligence artificielle ?, Paris, Seuil, coll. « Science ouverte », 2017.
  3. - LEGROS, M., « L’IA, comment l’apprivoiser ? », Philosophie Magazine, dossier « L’IA et moi », n° 192, septembre 2025, pp. 45-47.
  4. - MICAËL (QUEIROZ, M.), « Conférence-débat : Faut-il avoir peur de l’être humain ? », dessin de presse, [publication d’origine à préciser]. Site de l’auteur : http://www.micaelqueiroz.com, consulté le 04/10/2026.
  5. - NJOH MOUELLE, E., Transhumanisme, marchands de science et avenir de l’homme, préface de Monique Castillo, Paris, L’Harmattan, coll. « Éclairages philosophiques d’Afrique », 2017.
  6. - NJOH MOUELLE, E., Quelle éthique pour le transhumanisme ? Des « hommes augmentés » et des « posthumains », demain, en Afrique ? Paris, L’Harmattan, 2018.
  7. - NJOH MOUELLE, E., Lignes rouges « éthiques » de l’intelligence artificielle, Paris, L’Harmattan, 2020.
  8. - NJOH MOUELLE, E., « À propos du transhumanisme », entretien avec Denise Epoté, TV5 Monde, retranscrit par Campus Univers, in https://campusunivers.com/?p=1485, consulté le 04/10/2026.
  9. - O’GIEBLYN, M., « Dans la Caverne des IA », entretien, Philosophie Magazine, hors-série n° 57, IA. Le mythe du XXIe siècle, printemps 2023.
  10. - CNN, « AI researcher Jacob Coxon reacts to Anderson Cooper’s interview with CEO Dario Amodei », vidéo, in https://edition.cnn.com/2026/09/14/us/video/ac360-jacob-coxon, consulté le 18/09/2026.
  11. - BOSTON DYNAMICS, Atlas : routine de gymnastique, vidéo YouTube, 24 septembre 2019, in https://youtu.be/_sBBaNYex3E, consulté le 04/10/2026.
  12. - EURONEWS, « Watch: Robots sprint and play football at first world games in Beijing », vidéo, 18 août 2025, in https://www.euronews.com/video/2025/08/18/watch-robots-sprint-and-play-football-at-first-world-games-in-beijing, consulté le 04/10/2026.
  13. - GULF NEWS, « Video: China’s dancing robots steal the show at Spring Festival Gala », vidéo, 2025, in https://gulfnews.com/amp/story/world%2Foffbeat%2Fvideo-chinas-dancing-robots-steal-the-show-at-spring-festival-gala-1.500031818, consulté le 04/10/2026.
  14. - UNITREE ROBOTICS, « Unitree Spring Festival Gala Robots — a Full Release of Additional Details », vidéo YouTube, février 2026, in https://www.youtube.com/watch?v=Ykiuz1ZdGBc, consulté le 04/10/2026.
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